Une journée dans la vie d’une cyber-salope

avril 7th, 2012 → 12:06 @

6h30

Je me réveille au son strident de l’alarme de mon portable, la seule qui arrive à m’extirper des limbes après une nuit de baise. Machinalement, je me retourne, tends le bras de l’autre côté du lit et me surprends pendant deux secondes à n’y trouver personne. Les yeux encore englués de sommeil, j’ouvre le tiroir de la table de nuit et fouille à l’aveuglette pour attraper mon petit vibromasseur. J’ai besoin de jouir, là, tout de suite, c’est l’effet qu’a toujours sur moi un lit vide. Heureusement, les piles ne sont pas mortes — enfin, pas tout à fait. Je le règle à la bonne vitesse et je le glisse juste au bon endroit, bien appuyé juste à droite de mon clitoris, puis je savoure la douce vibration. Mmm. Je vais l’enfoncer tout doucement, tiens. Je suis mouillée, comme la plupart des matins où je devrais être tôt au bureau. On dirait que c’est un mécanisme de défense, une façon que mon corps a trouvée pour me retenir au lit le plus longtemps possible. Pourquoi Laurent n’est pas là? En fait, je sais pourquoi il n’est pas là et qu’il n’y sera jamais. Un écran d’ordinateur ne garde pas un lit au chaud. Mmm, c’est bon, juste là… je… oh!

7h12

La douche. Comment commencer la journée autrement? Je laisse couler l’eau sur mon corps pendant plusieurs minutes, pour savourer sa chaleur enveloppante. Puis, je me savonne abondamment, en m’attardant sur ma poitrine… Ouf! Mes mamelons sont tout durs… Je pense à Pierre… Rien à faire, je suis toujours aussi excitée. Fuck. Le savon mousse sur mes seins. Je me demande si Pierre est dans sa douche, lui aussi, en ce moment… s’il se branle en pensant à moi… Je suis envahie de visions de sa queue bien dure et savonneuse alors que le pain glisse sur mon ventre. Rien à faire, il faut que je me branle encore. Je lève une jambe, je pose le pied contre le bord de la cabine, puis dirige le jet de la pomme contre ma chatte. Oh! Mon Dieu! Je crois que je vais… Pierre! Est-ce que tu vas jouir, toi aussi? Je me pince un mamelon et imagine son menton râpeux contre mon sein. Oh! Oui! Je…

Ouf. Il faut que j’en parle sur Twitter avant de sécher mes cheveux.

8h20

Je ne suis pas sitôt arrivée au bureau que le patron me demande d’aller faire du café. Quel trou de cul! Ce serait matière à grief si j’étais syndiquée… En regardant le café passer, je me penche sur le comptoir et sens ma jupe relever, exactement comme l’autre soir, avec Robert, sur Skype. Je m’étais retourné et j’avais levé ma jupe et puis… coucou, pas de culotte. Il en bavait tellement de désir que je sentais presque son souffle contre ma nuque à travers la webcam. Je me suis passé un doigt dans la fente pour l’aguicher et lui, il me disait des horreurs délicieuses… de celles qui me font mouiller comme une traînée… et puis je me suis mise à… Merde, je suis en train de me frotter contre  la poignée du tiroir. Je me rajuste en vitesse et apporte à mon connard de boss son double double. Dès qu’il aura le dos tourné, j’en profiterai pour raconter sur mon blogue ce que j’ai fait ensuite avec Robert. Depuis le temps que mes lecteurs me réclament cette histoire…

9h30

Il est 7h30 à Vancouver, Laurent devrait maintenant être debout. Et le patron qui vient de partir en réunion… à moins qu’il ne soit encore parti chez la poufiasse du centre-ville qu’il baise chaque mercredi. J’en ai rien à cirer, en autant que ça me laisse un peu de temps pour tchater. Voyons s’il est en ligne…

sensu_elle: Bon matin cheri

megastud04: Nadine! kiss kiss kiss :-*

sensu_elle: Je me suis branler 2 fois en pensant a toi ce matin :-P

megastud04: Moi aussi mais juste 1 fois dans la douche. Tu étais trop HOT!

sensu_elle: raconte

megastud04: Tu étais a genou et tu m’a sucé jusqu’à la moelle. Ensuite, tu m’as lavé le dos comme une gentille fille!

sensu_elle: LOL

sensu_elle: Le patron est parti. Personne au bureau. Je m’emmerde. Appelle moi

megastud04: Impossible. Roxanne est juste à côté :-(

sensu_elle: Ce soir alors?

megastud04: Oui bonne idée. Kess tu portes en ce moment? Je parie que tu n’as pas de culotte…

sensu_elle: Nan, jamais de culotte. Je lève ma jupe pour te montrer… Bordel! J’ai le feu au cul! Tiens, je pourrais aller chercher un des bâtons de golf du boss dans son bureau et m’enfoncer le manche dans la chatte…

megastud04: :-o

sensu_elle: Tu voudrais me voir faire un trou d’un coup? ;-)

megastud04: Nadine, tu es incroyable Tu me raconteras ca plus tard je suis déjà en retard pour le boulot et grâce à toi je bande comme un taureau. À plus tard coquine! xxxx

13h00

Une forte odeur d’eau de Cologne m’assaille — voilà le patron qui revient au bercail. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour masquer cette odeur de chatte bien ramonée, hein… tiens, je vais raconter ça sur Facebook, qu’on rigole un peu.

14h10

Je m’emmerde. Si au moins l’accès à joueraveclefantasme.com n’était pas bloqué, je pourrais répondre à mes messages… ou alors zieuter un peu les webcams…

Voilà le livreur d’UPS qui s’amène… tiens, c’est un petit nouveau. Un jeune mec dans la vingtaine, tout en muscles, belle gueule de mauvais garçon… et l’uniforme marron lui va à ravir. J’ai bien fait d’avoir attendu avant de remplir les formulaires d’envoi… Tu es célibataire, mon chou? Si tu ne l’es pas, ce n’est pas bien grave… tu peux quand même venir me prendre sur la Xerox, je vais m’asseoir sur la vitre, ça fera de chouettes photocopies…

Sitôt qu’il est parti avec nos colis, je cours aux cabinets. Il y a des limites à rester assise à s’exciter de la sorte, il faut pouvoir se soulager de temps en temps. Je jouis, assise sur la cuvette, la tête contre la cloison, l’index et le majeur couverts de mouille gluante.

Je me lèche les doigts, je replace ma jupe et retourne d’un pas résigné écrire les foutues lettres qui devraient être terminées depuis hier.

15h57

Je suis prête à décamper depuis au moins vingt minutes. Arrgggh! Pourquoi est-ce si long? Je suis certaine que l’horloge sur le mur retarde. Fuck, mon ordinateur indique la même heure… mon téléphone aussi… et mon portable…  et mon iPod… Merde, il est bien 15h57… et… et… 58 ! Encore deux petites minutes! Come on… come on… come on…

16h00

Je referme la porte du bureau et lance au patron le doigt d’honneur que je retiens depuis ce matin. Faudra un jour que je trouve le courage de le lui faire en pleine face. J’espère que je ne manquerai pas le bus… j’ai tous ces courriels à répondre, surtout celui de Caroline qui veut m’offrir comme cadeau d’anniversaire à son Jules… j’ai la chatte en feu rien qu’à y penser. Je mouillerais ma culotte si j’en portais une… je vais devoir faire attention quand je vais m’asseoir. Quoique je pourrais prendre en photo la trace sur le siège et la poster sur Tumblr…

17:10

Pourquoi faut-il qu’il y ait autant de bouchons dès qu’il se met à faire beau? J’ai les nerfs à vif, je suis en nage, je brûle. Mes vêtements volent dans tous les sens dès que j’entre dans l’appartement. J’entends ce vicelard de Tremblay ouvrir sa porte avant que je ne ferme la mienne, le cul à l’air. Il s’arrange toujours pour ne pas en perdre une miette, celui-là. Tant pis, ça m’excite toujours de jouer les allumeuses. Voyons qui m’a écrit… Quatre messages de Laurent, deux de Caroline, un de Pierre, deux de Robert. Je les déguste l’un après l’autre, le doigt dans la chatte. C’est la litanie habituelle qui me fait tant de bien : « Je veux te baiser en levrette » … « Viens me lécher les couilles » … « Donne-moi ton petit cul bien serré » … « Tu es si bandante » … « Je vais te lécher jusqu’à ce que tu hurles comme une chienne »… « Je vais t’envoyer ma purée dans la gorge »… Oui! C’est ça, baisez-moi, baisez-moi tous! Pincez mes seins, bourrez ma chatte, prenez-moi par-derrière, criez mon nom en éjaculant, faites-le pour moi, mes chéris. Faites-le ce soir, faites-le tout de suite, juste pour moi.

Je glisse un doigt dans mon minou, puis deux, puis trois. Je me baise à défaut de me faire baiser, à grand coup de verge imaginaire, de bite absente. Je mouille, je pisse la cyprine et je jouis, je jouis encore, je jouis sans fin, le temps bascule dans une éternité frénétique et tremblante.

20h18

Il faudrait bien que je me fasse quelque chose à manger. Il y a du jus et du sang sur ma chaise. Et un restant de choucroute dans le frigo. Je crois que je vais faire un peu de cam… où ai-je mis mon gode et mon bikini de latex?

23:30

Le téléphone sonne, c’est Laurent. Roxane est sortie avec des copines.

— Tu veux jouir avec moi, beauté? me susurre-t-il à l’oreille.

— T’ai-je déjà dit non?

Je ne dis jamais non à un homme qui bande — du moins, jamais quand il est à bonne distance et que je suis hors de portée.

— Oh fuck oui! Tu me baises comme un chef!

J’attrape mon vibro, le gros, celui qui seul peut me propulser au paradis après une journée de frotte minou bien remplie.

— Oui, chéri, je te suce, je lèche tes grosses couilles, je t’enfonce un doigt bien huilé dans le cul. Tu en veux deux? Tiens, en voilà trois! Je te veux, prends-moi.

Je m’étire dans le lit, j’écarte bien les cuisses et je laisse la vibration faire son travail. Oh! Oh merde! Je vais jouir!

— Oui! Oui! Oui! Viens! Jouis avec moi!

— Bonne nuit Nadine, fais de beaux rêves, me dit-il avant de raccrocher.

Je m’endors, nue, par-dessus mes couvertures. Seule. Demain est un autre jour — faudra pas que j’oublie d’en parler sur mon blogue.


Un commentaire → “Une journée dans la vie d’une cyber-salope”


  1. André

    5 years ago

    Très grisant et excitant tes récits de cul et de baise